Urgence humanitaire à Gaza, Ukraine, Syrie : l'engagement du Pr Raphaël Pitti & HuSoMe

Ce que vous allez lire n’est pas un énième bulletin d’information.
C’est ce qui se passe vraiment, loin des caméras, là où l’urgence ne fait pas de pause.

Entre famine silencieuse, guerre oubliée, et victoires discrètes mais puissantes, voici ce que vivent les populations que nous accompagnons. Voici ce que vos dons rendent possible, malgré tout.

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Professeur Raphaël Pitti
Président HuSoMe

Gaza : Les orphelins, premiers oubliés de la famine

Les orphelins restent au cœur de notre engagement. Leur situation s’aggrave chaque jour.
La crise humanitaire à Gaza atteint un point critique :

  • Les déplacements massifs entre le nord et le sud se poursuivent,
  • Le carburant manque,
  • Les centres de soins sont saturés,
  • La famine s’installe durablement.

Les enfants, et surtout ceux qui n’ont plus personne, paient le prix fort.

Alors, que fait-on quand 39 000 enfants ont perdu un parent(Source : Bureau central palestinien des statistiques)et que 17 000 d’entre eux n’ont plus personne ?

Enfants marchant dans des ruines

À Gaza, ce ne sont pas des chiffres. Ce sont des vies.
Des enfants orphelins, vulnérables, livrés à eux-mêmes. Ils n’ont ni bras pour les porter, ni voix pour les défendre.
Lors des distributions alimentaires, certains sont écrasés dans la foule. Ils n’ont personne pour les protéger. Et pendant ce temps, les cas de dénutrition sévère explosent. Le périmètre brachial relevé sur le terrain, par notre chef de projet, le Dr Fahima Al Jabari est alarmant. Il traduit une malnutrition aiguë.

Face à cette urgence, nous agissons

Un centre d’accueil et d’hébergement va ouvrir pour mettre ces enfants à l’abri, les nourrir, les soigner, leur redonner un cadre.

Aménagement intérieur et extérieur d'une maison moderne.

Mais les orphelins ne sont pas les seuls à être en danger. Une autre détresse, plus silencieuse encore, touche les tout-petits dès la naissance : la dénutrition.

Elle commence dès les premiers jours de vie. Les mères, affaiblies, n’ont plus la force d’allaiter. Et le lait maternisé est devenu quasi introuvable.

Alors que donne-t-on à un nourrisson quand sa mère n’a plus de lait… et que le lait maternisé a disparu des étagères, que les dernières rations sont comptées ? Le mois dernier, 66 enfants sont morts de faim. 66 !

Chaque jour, nos équipes doivent faire des choix impossibles : à qui donner ce qu’il reste ?

Face à cette urgence, nous négocions actuellement un achat groupé avec une ONG internationale pour tenter de faire rentrer du lait maternisé sur le territoire.

Mais pour continuer, nous avons besoin de tout. De ressources. De relais. De soutien. Parce qu’un nourrisson ne peut pas attendre.

Comme vous le constatez, chaque jour, de nouveaux défis logistiques apparaissent à Gaza— et parfois, ils frôlent l’absurde.

Prenez l’eau, par exemple.

Distribution d'eau potable aux déplacés à Gaza, 2024.

Nous continuons à distribuer 20 000 litres d’eau par jourC’est l’équivalent de plus de 100 baignoires ou de quoi couvrir les besoins vitaux quotidiens de près d3 000 personnesMais avec la pénurie de carburant, nous envisageons une solution improbable : transporter l’eau avec des charrettes tirées par des ânes ! 

Les usines de désalinisation ont été détruites mais heureusement, une alternative existe : des valises solaires capables de purifier jusqu’à 300 litres d’eau par heure.

Coût d’une valise : 3 000 euros.
Dès que les conditions le permettront, nous espérons pouvoir en faire entrer plusieurs.
Et pendant qu’on se bat pour maintenir l’aide là où elle est encore possible, ailleurs, elle s’effondre dans le silence.

Purification solaire d'eau contaminée en eau potable.

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Ukraine : L’aide s’effondre, les besoins restent

Les financements humanitaires ont chuté de 40 %.
Nos centres de formationLviv, Kharkiv, dans les hôpitaux le long de la ligne de front— sont en sursis.

En trois ans, 7800 soignants et 450 chirurgiens ont été formés à la médecine de guerre. Mais les subventions humanitaires ont fondu : de 1,5 million à 250 000 euros pour l’année à venir.

Faut-il tout arrêter ? Alors que les besoins explosent. Alors que la guerre, elle, ne s’est jamais arrêtée.

Formation médicale et simulation d'urgence en groupe.

Sur place, la population s’enfonce dans une crise silencieuse. Les personnes âgées, les sans-emploi, les déplacés… vivent uniquement grâce à l’aide humanitaire. Les médias n’en parlent plus. Mais nous, nous restons.

Et si la solution passait aussi par le soutien à des associations locales qui, chaque jour, distribuent nourriture et produits essentiels ? Oui, c’est une des clés. Les associations locales sont en première ligne.

FAITES UN DON POUR L’UKRAINE

En Syrie : la crise s’enlise !

Du 21 avril au 4 juin 2025, notre projet Ibsar (La Vue) qui consiste à corriger l’acuité visuelle des enfants dans les camps de déplacés et qui sont dans une très grande précarité, a poursuivi ses actions.

Les résultats parlent d’eux-mêmes :
• 702 personnes examinées, dont 306 enfants
• 37 paires de lunettes déjà distribuées
• 94 prêtes à l’être dans les prochains jours


Grâce à votre soutien, nous avançons.

Ces derniers mois, une deuxième équipe a été constituée dans la zone d’intervention de Deir ez-Zor dans le cadre du lancement de notre projet Ibsar 2.

Camp de réfugiés, examens oculaires pour enfants.

Chaque enfant qui voit mieux vit mieux et le rend moins vulnérable. 

Aujourd’hui, nous allons plus loin.
Nous travaillons au lancement d’un projet d’échographie avec notre partenaire local (Mari) et avons sollicité Expertise France sur le plan financier.

Objectif : former les sages-femmes à l’utilisation de l’échographie pour la surveillance des femmes enceintes dans les zones isolées. La demande est en cours. Si elle est validée, le programme démarrera le 1er septembre.

Mais sur le terrain, les défis restent immenses.
Malgré un changement de gouvernement et un sentiment de liberté lié à la chute du régime, l’instabilité demeure. L’insécurité perdure, la précarité aussi : plus de 60 % des infrastructures sont détruites et de surcroît beaucoup de réfugiés rentrent du Liban et de Jordanie, retournent en Syrie.

La Syrie est un pays à rebâtir. Littéralement. Humainement. Durablement. Et c’est bien le sens de nos projets :
Reconstruire. Former. Soutenir. Ensemble.

FAITES UN DON POUR LA SYRIE

Agir là-bas, c’est aussi se mobiliser ici

Soirées de bienfaisance, conférences, mobilisations citoyennes…

Ces dernières semaines, de nombreux événements ont permis de collecter des fonds, de sensibiliser, et de mobiliser autour de nos actions,

  • 25 mai – 6 juin : Présence du Pr. Pitti en Ukraine pendant deux semaines– rencontres, évaluations et coordination sur place
  • 8 juin – Longeville-lès-Metz : soirée de soutien organisée par une association locale
  • 14 juin – Clermont-Ferrand : conférence organisée par le Rotary sur nos actions humanitaires
  • 18 juin – Assemblée nationale : Le président de Médecin du monde et le Pr. Pitti ont été auditionnés par la commission des affaires étrangères et de l’Europe. Ils sont venus témoigner de la situation humanitaire à Gaza, dans le cadre de l’examen de deux propositions de résolution : l’une portant sur l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, l’autre sur de possibles sanctions. 
  • 23 juin – Trèves : Le Pr. Pitti a été invité en tant que grand témoin au Forum franco-allemand « Justice internationale et paix ». Un moment fort, en présence de nombreuses personnalités engagées sur ces enjeux.
Groupe de personnes devant bâtiment Robert Schuman.

Le 19 juin au soir, Husome a coorganisé avec l’AFPS 57 (Association France Palestine Solidarité) la projection en avant-première du film Put your soul on your hand and walk, primé à Cannes. La salle était pleine, l’émotion palpable. Le public a été profondément touché, d’autant que la jeune journaliste palestinienne à l’origine du film a été tuée avec toute sa famille, au lendemain de l’annonce de sa sélection à Cannes.

Face à tant d’injustice, les gestes de solidarité prennent une résonance particulière. À Clichy, l’un de nos adhérents a mis son talent au service de la cause : 10 pièces en céramique réalisées et vendues en moins d’une heure, 500 € récoltés. Un geste simple, un impact immédiat.

Trois sculptures modernes numérotées 6, 7 et 8.

À Arlon, c’est le travail d’Anna V. que nous mettons en lumière. Militante engagée, elle a organisé un couscous solidaire le 7 décembre, et plusieurs manifestations depuis, en soutien à la Palestine. D’autres actions sont déjà en préparation.

Et puis, comme dans toute vie associative, il y a aussi ces temps de bilan et de projection. L’assemblée générale s’est tenue le 15 mai dernier, suivie du conseil d’administration le 25 juin. Des échanges précieux pour faire le point, affiner nos orientations, et préparer la suite. Les comptes rendus sont à disposition des adhérents, sur simple demande.

Couscous solidaire, interventions dans les mosquéestemps d’échanges dans les quartiers : autant d’occasions pour rassembler, éveiller les consciences et faire circuler les témoignages du terrain. Tous ces moments sont bien plus que des levées de fonds : ce sont des ponts entre ici et là-bas. Merci à toutes celles et ceux qui les rendent possibles et qui ouvrent leurs portes, leurs réseaux et leurs cœurs.

Alors grâce à vous… et avec vous, allons plus loin ! 

Devenez nos ambassadeurs

Des dizaines de milliers d’euros ont été collectés.
– Organisez une collecte, participez à un événementmontez une soirée de soutien là où vous êtes.

De nouveaux bénévoles nous ont rejoints.
– Faites naître des vocations, mobilisez autour de vous, parlez de notre action : chaque personne compte.

Chaque prise de parole nous rend plus visibles, plus forts.
Partagezreliezfaites circuler nos actions sur les réseaux, dans vos groupes, dans vos lieux de vie.

Parce que chacun peut agir. Parce que chacun peut faire la différence


Rien ne se fait sans vous. Et avec vous, tout reste possible. Merci d’être là.

« Nos projets humanitaires ainsi que notre action sociale locale s’engagent à défendre la Vie par la formation en santé, la préservation de la dignité, et la défense de l’humanité. L’humanisme doit être couplé à l’action et chacun et chacune d’entre nous avons un rôle à jouer pour aider notre prochain »