Une situation humanitaire catastrophique à Rafah
Le Dr Raphaël Pitti décrit une situation dramatique dans la ville de Rafah, surpeuplée avec 1,4 million de déplacés pour une capacité normale de seulement 24 000 habitants. Cette concentration humaine provoque un désastre sanitaire, social et médical sans précédent.
Des choix médicaux déchirants
À l’hôpital européen de Khan Younès, conçu pour 400 malades mais accueillant 900 patients et des milliers de réfugiés, les équipes médicales doivent trier les blessés. Faute de moyens, les cas les plus graves sont souvent abandonnés à leur sort. Il manque même de sédatifs pour accompagner les mourants dignement.
Un système de santé à l’agonie
L’hôpital, bien que « fonctionnel », est loin d’être « opérationnel ». L’insalubrité et l’occupation des couloirs par des familles entières accentuent les risques d’infection. Les bombardements constants, les tirs de snipers israéliens et l’absence de matériel médical empêchent toute chirurgie réparatrice efficace.
Des réfugiés dans l’impasse
Des milliers de personnes, déplacées de force, cherchent un abri dans ou autour des hôpitaux en espérant qu’ils ne seront pas ciblés. Cette illusion de sécurité est fausse : même des hôpitaux ont été attaqués. L’achat de nourriture reste possible, mais à des prix inaccessibles pour les déplacés.
Un appel urgent au cessez-le-feu
Face à ce qu’il compare à des ghettos, le Dr Pitti appelle à un cessez-le-feu immédiat – non une simple trêve – et exhorte la France à s’opposer fermement à une offensive sur Rafah. Il insiste sur le besoin de préserver la dignité humaine dans cette tragédie.
