Pourquoi l’eau
À Gaza, l’effondrement des réseaux publics rend l’accès à l’eau potable structurellement déficitaire. Ce n’est pas une pénurie passagère : les installations de production et de distribution sont hors service, et les populations déplacées s’entassent dans des camps où les conditions sanitaires se dégradent.
Les conséquences sont médicales avant d’être matérielles. Les pathologies gastro-intestinales et les maladies cutanées comptent parmi les motifs de consultation les plus fréquents dans nos points médicaux. Distribuer de l’eau, c’est traiter la cause en amont de la consultation.
Ce que nous distribuons
HuSoMe distribue 22 mètres cubes par jour, soit 22 000 litres, à plus de 1 000 familles — environ 5 500 personnes. La répartition suit la densité des besoins : 12 mètres cubes au nord, 10 au centre et au sud de la bande.
Le projet a fonctionné sans interruption sur l’ensemble de l’année 2025, en s’adaptant aux contraintes du terrain : fermeture des points de passage, restrictions sur les transferts financiers, déplacements de population.
Avec qui
La distribution s’est faite d’abord en partenariat avec HCDA (Health Care and Development Association), puis directement par l’association Senabil, qui couvre le nord, le centre et le sud.
Ce passage à une mise en œuvre plus directe est le même mouvement que celui observé sur les autres projets de Gaza en 2025 : moins d’intermédiaires, une autonomie opérationnelle plus grande, et un contrôle plus étroit sur ce qui est effectivement livré.

