FORMER, SOIGNER,
DISTRIBUER, ACCUEILLIR
Ce que l'action de HuSoMe a représenté en 2025, activité par activité, tel que le rapport d'activité le documente.
Rendre compte fait partie du travail. Cette page reprend les indicateurs du rapport d'activité 2025 : combien de personnes ont été reçues, formées, approvisionnées ou hébergées, sur quelle période et avec quels partenaires.
Les chiffres qui suivent relèvent de typologies différentes — consultations médicales, formations, distributions, accueil — et ne s'additionnent pas. À Gaza, ils peuvent même se recouper : une même personne peut recevoir de l'eau, consulter dans un point médical et être orientée vers les urgences de nuit.
UN IMPACT QUI NE SE MESURE PAS D'UNE SEULE FAÇON
Former
172 sessions et 1 878 soignants formés à la médecine de guerre en 2025, au centre de Lviv, à travers dix cours différents.
Le détail des formations →Soigner
Quatre points médicaux recevant chacun une centaine de patients par jour, et le financement de la garde de nuit des urgences de l'hôpital Yafa.
Le détail des soins →Distribuer
22 000 litres d'eau potable par jour à plus de 1 000 familles, sans interruption sur l'année, au nord, au centre et au sud de la bande.
Le détail des distributions →Accueillir
35 enfants seuls survivants hébergés à la Maison des orphelins de Nuseirat, ouverte en moins d'un mois à l'été 2025.
La Maison des orphelins →L'ANNÉE 2025, ACTIVITÉ PAR ACTIVITÉ
FORMER CEUX QUI RESTENT
Le centre de formation de Lviv, ouvert en 2022 et élargi en 2023 à la chirurgie de damage control, est le cœur de l'action de HuSoMe en Ukraine. En 2025, il a dispensé 172 sessions pour 1 878 soignants formés, à travers dix cours : chirurgie de damage control, soins infirmiers en zone de combat, prise en charge pédiatrique, médecine d'urgence chimique, prise en charge psychologique, gestion de la douleur, prévention du burn-out.
Le rythme a varié. Janvier a servi à mettre en place un projet financé par Expertise France ; de février à mai, l'activité a dépassé 25 sessions par mois ; juillet a marqué le pic de l'année, avec 32 sessions et 360 soignants formés en un mois. Décembre a vu le lancement d'un nouveau programme de formation sur dix mois.
L'objectif n'a pas changé depuis l'ouverture du centre : la moitié des blessés meurent dans la première heure, d'une hémorragie ou d'une asphyxie. Ce sont ces gestes-là, ceux de la première heure, que les formations transmettent.

SOIGNER, DISTRIBUER, HÉBERGER
Points médicaux. Le dispositif est passé d'un point unique à Nuseirat à quatre points de soins primaires (Nuseirat, Deir al-Balah, Mawasi, Khan Yunis), autofinancés par HuSoMe depuis octobre 2025. Chacun reçoit en moyenne une centaine de patients par jour : médecine générale, soins infirmiers, urgences, santé maternelle, prise en charge de la dénutrition, vaccination, médicaments délivrés gratuitement. La couverture en médicaments a atteint environ 88 % des patients — le déficit restant porte surtout sur les traitements chroniques de l'hypertension et du diabète.
Eau potable. Les réseaux publics étant effondrés, HuSoMe distribue 22 mètres cubes par jour, soit 22 000 litres, à plus de 1 000 familles — environ 5 500 personnes. La distribution n'a pas été interrompue de l'année : 12 mètres cubes au nord, 10 au centre et au sud.
Maison des orphelins. Depuis octobre 2023, des enfants survivent seuls à la disparition de toute leur famille proche. Le projet a été lancé le 10 juillet 2025 et les premiers enfants accueillis le 1er août, moins d'un mois plus tard, en pleine guerre et malgré la fermeture des points de passage. La maison de Nuseirat héberge 35 enfants : hébergement sécurisé, trois repas par jour, suivi médical, éducatif et psychologique continu.
Urgences de l'hôpital Yafa. Beaucoup d'hôpitaux ne couvrent plus les gardes de nuit. HuSoMe finance les salaires de sept soignants — deux urgentistes, trois infirmiers, un superviseur, un agent d'entretien — pour tenir la nuit six jours sur sept à Deir al-Balah. Environ 70 patients par nuit, soit 5 810 patients entre le 15 octobre et la fin de l'année.

RENDRE LA VUE, PROGRAMME IBSAR
Créée en 2023 pour répondre aux tremblements de terre, l'action syrienne s'est concentrée en 2025 sur le programme ophtalmologique IBSAR, dans les camps de déplacés de Deir ez-Zor et d'Ar-Raqqa. Une première phase expérimentale y avait identifié deux pathologies dominantes : la cataracte chez les adultes, le strabisme chez les enfants.
La deuxième édition, élargie aux deux villes, a permis 1 699 consultations et la distribution de 506 paires de lunettes — une paire pour 3,4 consultations, l'examen pouvant conclure à l'absence de correction nécessaire ou orienter vers une intervention chirurgicale.
Le bilan a aussi mis au jour un dysfonctionnement : certaines interventions chirurgicales menées à l'hôpital ne bénéficiaient pas systématiquement à des personnes dans le besoin. Les critères de sélection ont été resserrés pour la troisième édition, en préparation.

CE QUI N'A PAS FONCTIONNÉ
Un bilan qui ne mentionnerait que ses réussites ne servirait à rien. Trois difficultés ont marqué l'année et sont consignées telles quelles dans le rapport.
- En Ukraine, la collaboration avec La Chaîne de l'Espoir a connu des frictions répétées sur les achats de consommables ; les retards ont parfois conduit l'équipe à emprunter du matériel pour ne pas suspendre les formations.
- Les exigences fiscales ukrainiennes ont imposé de recontacter rétroactivement environ 300 participants pour collecter leurs numéros d'identification fiscale, l'hébergement et le transport étant considérés comme des avantages imposables.
- À Gaza, la fermeture des points de passage et les restrictions sur les transferts financiers ont alourdi chaque opération ; en Syrie, l'instabilité reste forte dans les zones d'intervention.
TOUS CES CHIFFRES SONT VÉRIFIABLES
Chaque indicateur de cette page provient du rapport d'activité 2025, qui détaille les bénéficiaires par zone, les programmes de formation, les partenariats et l'emploi des fonds. Il est téléchargeable dans son intégralité.

