HuSoMe

UkraineFormer les soignants à la médecine de guerre, à Lviv

Un centre de formation à Lviv où 1 878 soignants ont été formés à la médecine de guerre en 2025, au fil de 172 sessions et de dix cours différents.

1 878
soignants formés en 2025
172
sessions de formation
10
cours différents dispensés

Pourquoi former

La guerre déclenchée le 24 février 2022 continue de produire ses effets sur le système de santé ukrainien. Les attaques contre les infrastructures énergétiques compliquent l’approvisionnement des hôpitaux, et le besoin de soignants formés à la médecine de guerre reste élevé.

Les statistiques de prise en charge des blessés graves sont éloquentes : la moitié décèdent dans la première heure, le plus souvent d’asphyxie ou d’hémorragie. Une formation rigoureuse aux gestes du contrôle des dommages sauve des vies.

Un ancrage institutionnel

HuSoMe est enregistrée en Ukraine comme une ONG de droit ukrainien. L’activité repose sur un mémorandum signé avec le service de santé du ministère de la Défense ukrainien, et sur une coopération soutenue entre la Faculté de médecine de Nancy et l’Université nationale de médecine Danylo Halytskyi de Lviv.

L’année 2025

L’année a permis de dispenser 172 sessions de formation pour 1 878 soignants. Dix cours différents ont été proposés, couvrant la chirurgie de damage control, les soins infirmiers en zone de combat, la prise en charge pédiatrique, la médecine d’urgence chimique, la prise en charge psychologique, la gestion de la douleur, et la gestion du stress et la prévention du burn-out.

Le rythme a varié. Janvier a été consacré à la mise en place d’un projet financé par Expertise France. De février à mai, l’activité a atteint son régime de croisière, à plus de vingt-cinq sessions par mois. Juillet a constitué le pic de l’année, avec trente-deux sessions et 360 soignants formés.

Les deux cours les plus dispensés, BLS + BC et TUSC-UA, répondent à la nécessité d’enseigner les gestes qui sauvent à tous les soignants, souvent premiers intervenants. Les cours plus techniques — chirurgie ACDCS, TPLS, formation chimique — concernent des effectifs plus restreints mais demandent davantage de moyens : matériel chirurgical, salles dédiées, formateurs qualifiés.

La création d’une seconde salle d’opération au vivarium de l’Université de médecine de Lviv, en mars 2025, a permis de doubler la capacité chirurgicale.

Étapes structurantes

La visite du Pr Pitti à Lviv en janvier a permis de relancer la coopération avec le recteur de l’Université de médecine et d’obtenir de nouveaux locaux, deux fois plus grands que les précédents. En mai, une convention de trois ans a été signée avec l’hôpital public pour pérenniser les locaux du Centre de simulation.

L’équipe a élargi sa mission au-delà du seul volet médical en organisant deux séminaires médico-psychologiques dans les montagnes de Maniava, en juin puis du 18 au 22 août.

Difficultés rencontrées

Plusieurs difficultés ont marqué l’année, et il serait malhonnête de les taire. La collaboration avec La Chaîne de l’Espoir a connu des frictions répétées, principalement sur les achats de consommables, dont les retards ont parfois conduit l’équipe à emprunter du matériel pour ne pas suspendre les formations.

Les exigences fiscales ukrainiennes ont par ailleurs contraint l’équipe à recontacter rétroactivement environ trois cents participants pour collecter leurs numéros d’identification fiscale, l’hébergement et le transport étant considérés comme des avantages imposables.

Nos partenaires sur ce terrain

  • La Chaîne de l'Espoir
  • Université Danylo Halytskyi
  • Expertise France
  • Medicover

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