Gaza : Donner de l'eau, c'est donner la vie

L’eau en fuite à Gaza – Quand l’accès à l’eau devient une question de vie ou de mort

En France, les premières restrictions d’eau tombent. Certaines préfectures imposent des limitations d’usage en réponse à la sécheresse.

Mais à Gaza, la pénurie d’eau n’est pas liée au climat : elle est la conséquence d’un blocus, de destructions massives et d’un système à l’agonie.

Depuis des mois, les stations de dessalement sont à l’arrêt, détruites ou privées d’électricité. Les infrastructures hydrauliques sont à terre. Résultat : une eau insalubre qui empoisonne une population déjà épuisée par la guerre.

Les maladies explosent. Les enfants tombent

Diarrhées aiguës, infections intestinales, hépatites, maladies de peau… Les épidémies se propagent dans les camps de déplacés.

Les enfants, déjà affaiblis par la faim et les traumatismes, sont les premières victimes. Et dans un territoire où le système de santé s’est effondré, chaque fièvre devient une urgence vitale.

Se laver devient un luxe. Hydrater un nourrisson, un exploit. Survivre, une lutte de chaque instant.

Ce que fait HuSoMe sur le terrain : une course contre la montre

Quand l’eau ne coule plus depuis des jours, il faut s’organiser pour que la vie continue.

Chaque jour, nos équipes distribuent 20 000 litres d’eau potable dans les camps du nord et du sud de Gaza.

C’est ce qui permet à des milliers de familles de tenir… un jour de plus.

Mais soyons clairs : c’est une goutte d’eau dans un océan de besoins.

Sur le terrain, les chiffres parlent d’eux-mêmes – et ils sont glaçants :

  • 63 puits et réservoirs hors service
  • 75 % des puits détruits par les frappes israéliennes
  • 70 % de l’eau provenait d’Israël avant le 7 octobre 2023 – cette ligne est aujourd’hui coupée
  • 100 000 litres d’eau perdus chaque jour depuis la destruction de la station principale
  • 115 000 mètres de canalisations réduits en miettes

Donner de l’eau, c’est donner la vie – et garder l’espoir vivant

« À Gaza, l’eau est devenue une ligne de survie. Ceux qui en manquent – souvent des enfants, des mères seules, des malades – ne demandent qu’un geste : qu’on leur tende la main.

Mais partout dans le monde, face à des défis similaires, des solutions émergent. L’innovation, la solidarité et la volonté humaine peuvent déplacer des montagnes — ou faire jaillir des sources.

Nous pouvons encore agir.

Distribuer plus. Réparer ce qui peut l’être. Préparer demain.

Chaque goutte compte. Chaque don sauve. Chaque main tendue prolonge une vie.

Ne laissons pas cette soif dévorer l’enfance.

Ne laissons pas le manque d’eau devenir un spectacle ordinaire.

Restons du côté de la vie. Toujours.

Donner de l’eau, c’est donner la vie.

Et croire, encore et toujours, qu’un avenir est possible. »

Dr Raphaël Pitti, Président de HuSoMe